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Méfaits accomplis
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Ugh… Hello, I guess ? - ft. Devon

Méfaits accomplis :: Londres :: L'hôpital Ste Mangouste
Alya R. Black
Alya R. Black
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Jeu 4 Aoû - 14:59


Ugh… Hello, I guess ?

Nope.

◊ ◊ ◊

Alya détestait ces foutus rendez-vous. Elle ne supportait pas l’odeur de l’hôpital, ni la couleur des murs, ni les bruits, ni quoi que ce soit, d’ailleurs. À chaque fois qu’elle devait y retourner, elle revivait son cauchemar. La chute, le coma, l’impossibilité de bouger... Bordel, elle détestait ça. Heureusement, elle n’en avait presque plus. Ça faisait presque deux ans, après tout. Au début, c’était tous les jours, pendant qu’elle était encore en soins intensifs. Puis toutes les semaines, toutes les deux semaines, tous les mois... Elle avait pas eu de rendez-vous de contrôle depuis janvier, mais ça lui manquait pas vraiment. Son père avait tenu à être là, mais elle avait fini par lui dire de partir, trop stressée pour qu’il reste avec elle. En réalité, elle l’avait carrément foutu à la porte de la salle d’examens en lui disant de pas se repointer, qu’elle transplanerait toute seule pour rentrer à la maison familiale et qu’il fallait la laisser un peu en paix. Il n’avait pas eu l’air ravi, mais était parti. Après tout, depuis le temps, il avait l’habitude du caractère de cochon de son aînée et savait qu’il ne valait mieux pas s’y frotter. Une fois ses examens terminés, elle était retournée en salle d’attente, comme d’habitude, et s’était mise à attendre patiemment (non) qu’on vienne lui donner ses résultats. La jambe agitée de tics nerveux, son pouce fermement serré entre ses dents tandis qu’elle mordillait tant l’ongle que la peau. Ce rendez-vous n’était pas anodin. C’était aujourd’hui qu’elle devait enfin avoir la réponse qu’elle attendait depuis deux ans. Aujourd’hui, on allait enfin lui dire si elle pouvait remonter réellement sur un balai. Aujourd’hui, elle allait savoir si sa carrière s’était réellement arrêtée, ou si elle pouvait avoir espoir de retrouver son niveau et les contrats qui lui étaient destinés.

L’humeur n’était donc pas au beau-fixe, entre le stress et l’appréhension et la jeune femme ne faisait rien pour masquer quoi que ce soit. Ses cheveux blonds étaient à peine visibles sous les mèches vertes, oranges et grises qui les maculaient, preuve de la tornade d’émotions qui se jouait sous son crâne. Merde, elle était complètement paniquée et elle détestait ça. Ne pas être en contrôle de ce qu’elle ressentait lui mettait les nerfs à vif. Alors qu’elle était seule dans la pièce depuis déjà un bon quart d’heure, la porte s’ouvrit. Elle releva aussitôt la tête, prête à se relever d’un bond pour suivre son médicomage... Mais elle se renfonça dans sa chaise, grimaçant et grognant. Ça, c’était pas son doc. Nan, loin de là, même. C’était juste cette foutue Croupton. Pourquoi fallait que ça soit elle ? Elle ne lui accorda même pas un regard tandis que la Serpentard s’installait à l’opposé de la pièce, le regard fixé sur la porte. Peut-être que si elle la regardait assez agressivement, son putain de doc pointerait le bout de son énorme pif ? Elle ne lui dit même pas bonjour, se foutant pas mal du fait qu’elle soit là. C’était pas comme si elles étaient potes, de toute façon. Elles avaient partagé quelques cours, ça s’arrêtait là. Et peu importe ce que disait parfois son cœur – ou son corps – lorsqu’elle voyait l’autre blonde entrer dans une pièce. Elle s’en foutait, rien à battre de cette relou qui se pensait mieux que tout le monde.

« Putain mais il peut pas bouger son cul, ce con ? »

Elle avait grogné pour elle-même, autour de son pouce, avant de mordre un peu plus fortement, sentant un goût métallique se répandre dans sa bouche. Bon, elle venait de s’ouvrir. Tant pis. Tout ce qu’elle voulait, c’était avoir ses résultats et se barrer d’ici le plus vite possible. Et Merlin ce que c’était long !

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I want to be the best version of myself for anyone who is going to someday walk into my life and need someone to love them beyond reason.
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Devon C. Croupton
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Ven 5 Aoû - 21:26

Ugh...Hello, I guess?
Why, just why?
Journée d’été banale, de celles qui ennuient un peu, où les heures sont mises à contribution pour des tâches un peu barbantes, un peu chronophages, mais nécessaires pour la rentrée prochaine. Rituel classique, Devon habituée de fréquenter les couloirs de ce qui sera son futur lieu de travail à la recherche de formulaires à remplir, inscriptions à signer, dossiers à déposer. Elle en a l’habitude, rodée depuis le temps mais jamais elle ne trouve la tâche plaisante. Conviction qu’elle a mieux à faire et le personnel de l’hôpital également.
Quête commencée si tôt les vacances entamées, elle en est à la fin de sa quête, dernières signatures à récolter avant d’assurer sa place l’année prochaine. Satisfaction toute particulière d’avoir dégotée un stage au service des pathologie de sortilèges, envie depuis longtemps de frotter sa baguette aux cas réputées comme difficilement solubles. Elle est consciente qu’elle va principalement se contenter d’observer et dans le meilleur des cas, s’occuper des patients dont les médicomages ne voudront pas, mais elle aura un pied dedans. Une mention dans son dossier nécessaire pour la suite, plan soigneusement étudié depuis ses onze ans et amélioré au fil des ans.

Ultime signature pose cependant problème, chasse improvisée organisée à travers les différents services. Médicomage devenu vraisemblablement savonnette, il glisse sans cesse d’un étage à un autre, jeune femme aux sourcils bien froncés une fois arrivée à la dernière escale. Soupir à peine retenu lorsqu’on lui annonce qu’elle devra patienter, le fuyard venu en renfort pour un cas dont elle se moque éperdument à force de courir à travers l’ensemble du bâtiment. Avec résignation, elle penètre dans la salle d’attente que lui indique l’infirmière, lui assurant que le médicomage viendra la chercher sous peu.

Salle où elle manque de refermer la porte avant même de rentrer.

Assisse sur une des chaises, air fort peu amical sur les traits, Alya Black lui fait face. La même Alya Black qu’elle n’a PAS évité avec grand soin depuis ce cours en commun. Elle ne la connaît pas, elle n’a pas envie de la connaître et son cœur ne manque définitivement pas un battement en l’apercevant. Visage impassible, elle pénètre dans la pièce et prend place à l’opposé, regard étudiant soigneusement le formulaire rempli par ses soins et qui ne risque pas de lui apprendre quoi que ce soit.

Une voix interne ressemblant à Nelson juge sa prestation quelque peu pathétique.

Devon s’avait pas l’intention de piper mot. Pas un seul. Elle est même connue pour ça, façade glaciale qui se contente éventuellement d’un hochement de tête, peu friande des bavardages avec les inconnus. Car la Gryffondor est une inconnue et va le rester, elle n’a absolument rien à lui dire. Même si sa chevelure multicolore annonce clairement qu’elle ne vit pas un excellent moment, contraste avec son habituelle chevelure blonde. Pas qu’elle n’ait prêté particulièrement attention mais elle est une femme curieuse donc elle s’est naturellement informé sur les métamorphomages. Bien avant que la Black apparaisse dans sa vie. Apparition qui n’est qu’une parenthèse, un hasard, une coïncidence donc le rythme cardiaque a intérêt à redevenir normal rapidement car c’est tout bonnement ridicule.

Sous les éclats de rire fictifs de ce qui ressemble à son crétin de frère, Devon se concentre pour ne pas prêter attention à celle qui occupe la salle, concentration qui échoue face à l’exclamation de sa voisine d’en face. Yeux quittent enfin le parchemin plus que barbant, sourcil arqué devant l’attitude de la Black. Éclat rougeâtre se distingue en filigrane sur son doigt et la conscience professionnelle se réveille. Uniquement sa conscience professionnelle. «Tu devrais arrêter ou ta visite va se rallonger, tu saignes.» Voix d’un calme olympien, elle se contente de pointer la blessure en question. «Et insulter le médicomage ne va rien résoudre.» Ton pincé, désapprobation à peine masqué. Attendre n’a rien d’amusant, elle le conçoit sans la moindre difficulté vu sa situation, mais l’accuser de prendre délibérément son temps est quelque peu déplacé à son sens. Elles ne sont pas dans une boutique, on gère des vies ici et non des encriers, les choses prennent fatalement du temps.

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Dim 7 Aoû - 12:06


Ugh… Hello, I guess ?

Nope.

◊ ◊ ◊

Le stress ne faisait que monter en Alya, qui était incapabe de se concentrer sur quoi que ce soit d’autre que sa terreur à l’idée que tout ça ne s’arrête jamais. Elle n’avait pas envie de passer toute sa vie à faire des allers-retours à l’hôpital, à sans arrêt être sous l’œil scrutateur des médicomages et à devoir évaluer sans cesse évaluer ses progrès ou leur absence. Merde, c’était pas comme ça qu’elle avait envisagé sa vie. Tout devait être simple, tout était tracé. Elle était douée en Quidditch, bien plus douée que la plupart des gens de sa promo d’études supérieures. Elle avait déjà des contrats offerts à peine sa première année de licence terminée. Mais il avait fallu qu’elle soit au mauvais endroit au mauvais moment, qu’elle se prenne ce putain d’éclair et que tout soit remis en question. Parfois, elle se demandait ce qu’elle avait bien pu faire, qui elle avait bien pu offenser, pour que toute sa vie parte en vrille comme ça. Et les choses ne faisaient visiblement que s’empirer, puisqu’elle se retrouvait maintenant dans la même pièce que cette fille. Bordel, pourquoi fallait que ça tombe sur elle, au juste ? Ça aurait pas pu être à peu près n’importe qui d’autre ? Nan, fallait que ce soit cette chieuse de Croupton... C’était bien sa veine, tiens. Alors qu’elle venait de râler à voix haute, pas vraiment ravie de devoir continuer à attendre dans ces conditions, elle entendit la voix de la blonde s’élever, lui faisant lever les yeux au ciel. Non mais de quoi j’me mêle, au juste ? Elle pouvait pas s’occuper d’ses oignons, elle ? Franchement, c’était n’importe quoi.

« Ah parce que j’t’ai d’mandé ton avis p’t’être ? »

Franchement, c’était pas le moment de lui taper sur les nerfs. Et si elle continuait à l’emmerder, Alya risquait de s’emporter et personne voulait voir ça. Avant, elle aurait pas été du genre à faire un scandale, ou alors elle l’aurait fait avec le sourire, comme une blague. Mais depuis son accident, c’était comme si quelque chose en elle avait éclaté, tout ça l’avait changée et pas forcément en bien. Certes, elle était plus calme et posée qu’avant, mais elle s’énervait aussi bien plus rapidement quand elle se trouvait face à une situation qui l’agaçait. Parfois, elle se demandait si c’était un simple mécanisme de défense ou si ça avait toujours fait partie d’elle. Est-ce qu’elle redeviendrait un jour la jeune femme qu’elle avait été ? Elle n’en avait aucune foutue idée.

« J’insulte qui j’veux si j’veux. T’as rien à me dire on se connaît pas et t’es pas ma pote. Alors tu vas bien gentiment la fermer et me laisser tranquille, Croupton. »

Sérieux, elle se prenait pour qui, hein ? Sa mère ? Elle relâcha finalement son pouce meurtri et l’observa. Elle aurait pu lancer un sort de soin basique, ça n’avait rien de compliqué, mais elle n’en avait pas envie. Déjà parce que Devon lui avait pointé le fait qu’elle s’était blessée – comme si elle le savait pas – et aussi parce que la légère brûlure qui émanait de la plaie la distrayait un peu de la tempête qui avait lieu sous son crâne.

« Qu’est-ce que tu fous là, d’ailleurs ? T’es venue passer des examens pour voir si l’balai que t’as dans l’derrière est enfoncé assez profondément, Miss coincée ? Ou bien t’es venue apprendre leur taff aux gens qui bossent ici, puisque t’as l’air de tout savoir mieux que tout l’monde ? »

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Mar 16 Aoû - 16:18

Ugh...Hello, I guess?
Why, just why?
Le social n’a jamais été son fort. Tout le monde le sait, réputation solidement bâtie de dragon des glaces où il faut une sacré dose de courage – ou une absence préoccupante d’instinct de survie – pour l’approcher. Façade qu’elle a appris à adoucir selon les circonstances, devoir de se montrer plus abordable avec les plus jeunes et avoir un minimum d’empathie envers les patients. Façade qu’elle brandit comme un bouclier en cet instant, complètement braquée à l’idée d’échanger ne serait-ce qu’une phrase avec sa camarade. Camarade à l’air hargneux qui ne manque pas d’aboyer bien fort dès qu’elle ouvre la bouche. Tactique qui ne fait que renforcer l’attitude de Devon, frustration envers sa propre stupidité hormonale mêlée au picotement de l’agacement face à l’hostilité de la Black.
Voix condescendante, timbre très proche de celui utilisé parfois par son père lorsqu’il explique quelque chose d’absolument évident. «Crier à la volée et se donner en spectacle sont une bonne manière de provoquer une réaction chez un autre être humain.» Contrairement à la croyance populaire, Devon est bel et bien une personne et non une statue de glace. Elle qu’on lui reproche souvent de s’intéresser plus aux parchemins qu’aux êtres de chair et de sang – une vaste blague de son point de vue, à croire que tout le monde oublie qu’elle veut devenir médicomage – voit son intérêt pour Alya balayé comme de la curiosité mal placée. Sans parler du manque évident de politesse qui termine de lui hérisser les poils. Tête martèle le cœur idiot, froide conclusion sur le bien-fondé de leur inexistante relation.

Colère bouillonne doucement, panique initiale – et ridicule – envolée face au manque évident de la moindre bienséance chez sa voisine. Mauvaise impression au goût inexplicablement âcre, traits restent stoïques, nature qui s’avère fort utile pour ne pas laisser les émotions prendre le dessus. Conversation déjà mal en point, elle ne tient pas à commettre d’impair dans l’hôpital, consciente de sa tendance à lancer un sortilège bien senti à ceux qui l’importunent. Une petite voix – le pseudo-Nelson qui a visiblement décidé de squatter son crâne – lui chuchote que justement, en temps normal, elle n’hésiterai pas à coudre les lèvres de l’imbécile et pourtant la baguette reste sagement loin de sa poigne. L’hôpital est une jolie excuse, mais uniquement cela : une excuse.

Un sourcil se lève face à l’attaque frontale. Décision de se contenter de lancer un sort de soin sans autre forme de procès la prochaine fois qu’elle se fera un tant soit peu de souci. Souci qu’elle pousse dans un coin, ridicule envie de la laisser avec son doigt meurtri, conscience tue de l’assurance que ce n’est qu’une éraflure sans réelle conséquence.« Cracher ton venin ne changera pas grand-chose à ta situation.» Devon en a vu des monologues à son encontre et honnêtement, elle est un peu déçue. Elle pensait Alya plus inventive qu’une insipide attaque sur sa prétendue rigidité ou son arrogance. Cela aurait pu marcher sur une gamine de premier cycle mais pas sur elle. Emmerson lui ressort des piques bien plus incisives depuis ses sept ans, marque de fabrique de l’amour vache qui règne dans la fratrie Croupton : elle est bien entraînée.

Voix blasée prend une tonalité plus railleuse. «Mais ne te fais pas de souci, ma visite n’est que pure formalité administrative. Tu sera bien vite seule de nouveau, à insulter qui tu veux.» Mots nappées de sarcasme, reprise de la réplique puérile de la sorcière comme moquerie évidente. Elle n’a nullement d’explications à donner, encore moins à une rustre de son espèce...mais elle en donne un minimum malgré elle. Volonté de pointer du doigt la différence évidente de leurs situations respectives, volonté quelque peu mesquine, elle l’admettra sûrement une fois le calme revenu mais pour le moment, elle a beau se dire qu’elle maîtrise la situation, la colère bout trop près de la surface.

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Lun 19 Sep - 14:04


Ugh… Hello, I guess ?

Nope.

◊ ◊ ◊

Nianiania. Non mais elle allait arrêter de se mêler de ce qui la regardait pas, l’autre ? Alya, elle râlait si elle voulait, bordel. Et c’était pas cette pimbêche coincée du bulbe qui allait l’en empêcher.

« Et donc ? J’ai raté l’moment où j’suis censée en avoir quelque chose à foutre ? »

Et puis merde, elle se donnait pas un spectacle ! Non mais sérieux, n’importe quoi. Elle croisa les bras sur son torse et leva les yeux au ciel. Fallait qu’elle se calme et qu’elle redescende, cette giga relou. Elle la connaissait pas, elle avait aucune idée de tout ce qui se jouait dans le fin fond de son crâne, là tout de suite. Elle comprenait pas qu’Alya gueulait parce qu’elle était terrifiée, complètement paralysée sur place à l’idée d’être clouée au sol pour le reste de sa putain de vie. Nan, elle comprenait pas ça et elle pouvait pas le comprendre, parce que c’était pas elle qui s’était faite foudroyer en plein match. Littéralement. Alors merde, elle avait le droit de gueuler et de se plaindre autant qu’elle voulait et le reste du monde avait juste le droit de fermer sa gueule. Elle en savait quoi, la Croupton, que ça changeait rien d’être frodie et sèche ? Encore une fois, elle en savait rien. Elle essayait juste de tout savoir mieux que tout le monde, puisque ça semblait être son seul foutu trait de personnalité.

« C’est ça. »

Nouveau levé d’yeux au ciel. Franchement, pourquoi est-ce qu’elle s’obstinait à lui parler, hein ? C’est pas comme si elles étaient les meilleures amies de la terre ! Et puis ça voulait rien dire, son foutu palpitant qui battait un peu plus vite, un peu plus fort, dès que leurs regards se croisaient. Nan, c’était juste toute la colère qu’elle ressentait envers cette prétentieuse qui s’exprimait et qui la faisait bouillir intérieurement. Rien de plus. Elle s’en foutait pas mal de savoir qu’elle était là pour une connerie administrative ou parce qu’elle allait subir une opération qui pourrait lui coûter la vie. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle voulait pas la voir, voulait pas qu’elle soit là, et que oui, elle avait hâte de la voir se casser. Plus que hâte, même.

« Eh bah j’ai bien hâte de plus voir ta sale gueule. La supporter à Poudlard c’est déjà suffisant, si tu pouvais éviter de gâcher aussi mes vacances ça m’arrangerait. »

En réalité, c’était pas Croupton qui gâchait ses vacances, mais plutôt le fait de devoir encore une fois se retrouver dans ce foutu hôpital. A dire vrai, cette petite joute verbale était peut-être plutôt agréable, puisqu’elle réussissait à lui faire penser au moins un tout petit peu à autre chose qu’à ses foutus examens...

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