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Méfaits accomplis
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Va falloir que tu t'expliques (ft. Peter)

Méfaits accomplis :: Pré-Au-Lard :: Les logements :: Appartement 63
Sebastian Flint
Sebastian Flint
Batteur
Messages : 87
Date d'inscription : 10/04/2021

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Jeu 11 Aoû - 23:53
Va falloir que tu t'expliques
J'étais enfin rentré chez moi. Après un été aussi tendu que le précédent, j'avais enfin pu rentrer chez moi. Bon, ça avait été plus compliqué que ça, étant donné que mon père avait fait de ma vie un véritable enfer, finissant par réussir à me convaincre de me casser du manoir de l'enfer alors que je n'en avais même pas le droit. Disons que quand mon père avait appris, par je ne sais qui d'ailleurs, que mon supposé père biologique était professeur à Poudlard, il avait vu rouge. Il avait directement commencé à se faire des films, estimant que j'avais renoué avec lui et que les rumeurs étaient issus de mon comportement, et non pas de simples rumeurs. Alors il y avait eu des insultes, une pression psychologique presque insupportable et, au bout d'un moment, il y avait eu le coup de trop. Dès que j'avais pu me relever, je lui avais dit que je me cassais. Il avait tenté de m'empêcher de le faire, évidemment, mais je l'avais délibérément ignoré. Il pourrait dire ce qu'il voulait, je m'en fichais. Dans tous les cas, le connaissant, il allait surement raconter à tout le monde que j'étais parti plus tôt pour réviser et m'entraîner histoire d'être major de ma promotion, ou je ne sais quel autre mensonge qui pourrait supposément, sur un malentendu, redorer le blason familial.

A peine rentré, j'avais posé mes valises et j'avais quitté mon studio, me dirigeant vers le parc de Pré-Au-Lard. Très rares étaient les étudiants, la plupart d'entre eux étant surement encore dans leurs familles respectives. Les rues étaient relativement vides, même si quelques personnes continuaient d'errer dans les rues pavées, leurs regards passant de vitrines en vitrines à la recherche de l'item parfait, même si ce dernier leur était surement inconnu. Je m'étais contenté de saluer les quelques personnes dont j'avais croisé le regard, ce dernier se reposant souvent sur le sol jusqu'au moment où j'étais arrivé au parc. A ce moment-là, j'avais relevé les yeux, profitant de l'image présente sous mes yeux. Un parc presque vide et parfaitement verdoyant dans lequel il calme presque religieux se faisait entendre. J'avais commencé à marcher sans but précis, jusqu'au moment où je l'avais vu, Peter. A peine mon regard s'était posé sur lui que j'avais repensé à notre dernière rencontre, avec cette soirée pas mal arrosée. Peter m'avait foutu à la porte après avoir vomi l'intégralité de ses tripes dans l'estomac, mais ce n'était pas ça qui m'avait le plus marqué. Non, ce qui m'avait marqué, c'était ce qu'il s'était passé avant. Cette discussion dont les significations étaient nombreuses et pourtant, une seule ressortait dans ma tête, cette signification étant en parfait accord avec le rapprochement qu'il avait initié avant de laisser l'alcool prendre le dessus et le faire vomir. Mais non, je ne devais plus y penser, c'était idiot. Il avait été extrêmement clair, c'était comme si rien de tout ça n'était arrivé. Puis très franchement, pourquoi est-ce que je m'accrochais à tout ça ? Peut-être l'idée de pouvoir être compris. L'idée d'avoir un autre Sang-Pur dont on attendait rien d'autre que la perfection attiré par les hommes me plaisait, parce que ça aurait voulu dire que je n'étais pas tout seul. Au final, il avait été trop tard pour me rendre compte que je m'étais dirigé vers lui sans même m'en rendre compte et, très franchement, sans but précis. Alors il s'était levé et était parti. Je n'avais pas cherché à le retenir, ou en tout cas jusqu'au moment où j'avais vu ce carnet au sol, il l'avait surement fait tomber. Je m'étais retourné, essayant de l'interpeler.

- Attends ! Tu as..

Mais il était déjà loin. Alors j'avais fait la seule chose qu'il me restait à faire, j'avais récupéré le carnet en me disant que je lui rendrais à l'occasion. Sauf que quand je l'avais ramassé, mon regard était tombé sur une page en particulier. En dehors du fait que le coup de crayon était parfaitement assumé et plein de talent, ce que je remarquais surtout était le fait que tous ces coups de crayon avaient donné un résultat final que je connaissais parfaitement : moi. J'étais resté debout comme un imbécile, le regard rivé sur cette feuille de carnet, comme à la recherche d'une explication qui ne viendrait pas d'elle-même. Alors j'avais refermé le petit livre, marquant la page avec un de mes doigts, quittant le parc pour me diriger vers son appartement. A peine arrivé devant la porte de ce dernier, j'avais commencé à tambouriner contre la porte, ne réfléchissant même pas au fait que je puisse tomber sur Arthur ou que Peter ne soit pas rentré chez lui après avoir quitté le parc. Et pourtant, quand la porte s'était ouverte -à ma plus grande surprise-, c'était bel et bien Peter qui était derrière cette dernière. Ne lui laissant pas le temps de la refermer s'il le souhaitait, j'étais rentré dans l'entrebâillement de la porte, rouvrant le carnet avant de lui plaquer contre le torse.

- Tu m'expliques ?

Je ne savais même pas ce que je recherchais comme explication. Mais n'importe quoi serait capable d'éclaircir le brouillard qui m'avait entouré quand j'étais tombé sur ce dessin de moi.

(c) AMIANTE

Peter Gaunt
Peter Gaunt
Messages : 719
Date de naissance : 08/01/2002
Date d'inscription : 02/11/2020
Age : 20

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Dim 14 Aoû - 18:52
Va falloir que tu t'expliques

Enfin, après un mois entier de torture, je suis de retour. Un mois dans l'enfer des familles de sang-pur, un mois avec ma famille, un mois de soirée plus insupportables les unes que les autres, un mois de sourire plus faux les uns que les autres. Ce mois de juillet a été vraiment infernal. Mes parents m'ont forcé à les accompagner à toutes les soirées auxquelles ils allaient. Autant de soirée à devoir répondre niaisement avec un sourire chirurgical sur le visage pour montrer l'image de l'héritier parfait aux autres et ne pas dévoiler les faiblesses de notre famille. On pourrait croire que ce n'est pas grand chose face à tout les privilèges que je reçois en contre partie mais je préférerais largement ne pas être né dans cette maudite famille. Cet été, avec la récente promotion qu'à reçu mon père, les choses était encore pire car les journaux s'en sont mêlé et ce n'est jamais une bonne chose. Ces rats qui fourrent leur nez dans les affaires des autres, sans aucun remord, près à se jeter sur le moindre bout de fromage qu'on leur jette. C'est pour ça qu'il faut toujours être parfait, c'est pour ça que j'ai tout fait pour éviter Sebastian.

Maintenant que je suis enfin de retour à Poudlard, je peux enfin me détendre un peu car la plupart des gens sont encore en vacances. Mon père a eu du mal à accepter que je reparte si tôt mais un petit mensonge sur une rentrée à bien préparer et des examens qui vont arrivés très vite ont fini par venir à bout de lui. Je ne sais pas trop où est Arthur mais en tout cas il n'est pas là et c'est une excellente chose. Je passe mes journées au calme entre l'appartement et le parc. J'alterne entre de la lecture et du dessin, remplissant à la fois ma bibliothèque et mon petit carnet. Aujourd'hui, comme il fait un temps plutôt agréable, j'ai décidé d'aller jusqu'au parc pour m'installer contre un arbre, une veste posée au sol pour ne pas me salir. Je sors quelques livres ainsi que mon carnet afin de décider par quoi commencer. Le choix est vite fait lorsque, non loin, un jobarbille vient faire son apparition sur une branche de l'arbre. Je fais attention à ne pas faire de bruit en récupérant mon crayon et mon carnet. Le magnifique plumage bleu de l'oiseau épouse à merveille la lumière du soleil alors que celui-ci reste-là bien calmement et silencieux comme on pourrait s'y attendre. Les coups de crayon démarre sans attendre et la forme de l'oiseau commence à apparaitre avant que j'ajoute les détails.

Après quelques minutes de dessin, l'oiseau est toujours là ce qui est assez surprenant mais je ne m'en plains pas. Malheureusement, ce moment de détente est brisé par l'arrivé d'une personne non désirée. Lorsque je le vois, tout les souvenirs de la fin de l'année dernière me revienne avec un sentiment de honte. Mes joues prennent de la couleur sans que je le veuille et craignant de plus grosses réactions de ma part, je me redresse attifement, faisant par la même occasion fuir le jobarbille. Je récupère tout mes livres ainsi que ma veste sans plus attendre, ne jetant même pas un coup d'oeil derrière mois avant de prendre la direction de Pré-au-Lard. Je crois entendre Sebastian dire quelque chose dans mon dos mais je n'y prête pas attention, choisissant plutôt la fuite.

J'arrive rapidement à mon appartement et je dépose mes affaires dans le salon avant d'aller vers la salle de bain. Je me regarde dans le miroir et le rouge qui teinte mes joues ainsi que le simple souvenir de ce qu'il s'est passé dans ce même appartement me fais réagir sans réfléchir. Mon poing brise le miroir en un coup alors que je dois me retenir de crier de douleur, des bris de verre s'étant incrusté dans mon poing et le sang commençant déjà à couler à flots. Mes idées enfin plus claires, grâce à la douleur sans doute, je m'apprête à prendre soin de ma blessure. Cependant, quelqu'un semble en avoir décidé autrement, et cette personne semble bien décidée à ce que j'aille leur ouvrir. Je recouvre donc mon poing d'une serviette posée non loin avant de me diriger vers la porte pour stopper le bruit incessant. Lorsque j'ouvre la porte, je n'ai pas le temps de faire ou dire quoi que ce soit que Sebastian est déjà rentré. Je referme la porte et, à peine retourné, je me fais déjà agresser, quelque chose pressé contre mon torse et des explications demandées. Je ne réussis pas bien à comprendre la situation, l'horrible douleur dans ma main n'aidant en rien la situation. Ce n'est que quand je baisse les yeux pour voir mon carnet de dessin plaqué contre mon torse que je commence à paniquer. Je récupère celui-ci d'un geste vif de ma main gauche, ma main droite toujours ensanglantée. Je jette un oeil à la page ouverte et le pire se réalise. Le dessin que j'avais fait de mémoire de Sebastian un soir. Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait, je ne sais pas pourquoi je l'ai toujours mais voilà, le fait est que j'ai fait ce dessin et maintenant, Sebastian l'a vu.

"Tu as fouillé dans mon carnet? Tu as osé fouiller dans mon carnet?! Tu n'avais pas le droit !" Je me sens trahi, même si ce n'est pas comme si nous avions un quelconque lien ou une quelconque promesse de faite, mais je me sens quand même trahis, je pensais qu'il avait un minimum de décence mais finalement non. Je ne sais pas si je suis triste ou énervé mais des larmes menacent de couler, mélange de douleur physique et émotionnelle.

"Qu'est-ce que tu fais là de toute façon? Tu devrais partir !" On peut juste faire comme si de rien n'était, comme la dernière fois, il suffit juste qu'il accepte de partir maintenant et que je brûle ce maudit carnet. C'est si simple ...

(c) AMIANTE

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Sebastian Flint
Sebastian Flint
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Messages : 87
Date d'inscription : 10/04/2021

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Mer 31 Aoû - 22:11
Va falloir que tu t'expliques
Je ne comprenais absolument rien à ce qu'il se passait et à vrai dire, j'étais tellement concentré et perturbé ce fichu dessin que je ne m'étais même pas rendu compte du fait que Peter était blessé. J'avais à peine eu le temps de plaquer le carnet contre son torse qu'il me l'avait déjà arraché des mains. Ouais, disons qu'on était loin d'être partis pour avoir une conversation calme mais considérant que notre seule et unique conversation de ce genre avait eu lieu alors qu'on était tous les deux bourrés, ce n'était pas vraiment une surprise. Et évidemment, il s'était mis à me crier dessus. Bon, je ne pouvais pas vraiment le blâmer, il devait surement avoir l'impression que j'avais décidé de violer sa vie privée, mais ce n'était pas pour autant que j'allais le laisser faire. Si ce carnet était si précieux que ça pour lui, il n'avait qu'à pas le laisser tomber.

- Je n'ai pas fouillé dans ton carnet ! Quand t'es parti, tu l'as fait tomber. A la base, je l'ai juste ramassé pour te le rendre plus tard, mais il était tombé en s'ouvrant sur cette page-là. Crois-le ou non, je l'ai vu par accident, j'ai mieux à faire que de fouiller ton carnet de dessin.

Et en plus de ça, il veut me mettre à la porte. La dernière fois, je l'avais laissé faire, à la fois parce qu'il ne m'avait pas vraiment laissé le choix, mais aussi parce que j'avais été bien trop perturbé pour essayer de lutter. Mais cette fois, je ne me laisserai pas faire. Le carnet avait beau être entre ses mains et le dessin hors de ma vue, je le voyais toujours parfaitement, comme s'il avait été ancré dans mon cerveau alors que je n'avais même pas eu le regard posé dessus pendant une minute. Je ne savais pas quoi penser de tout ça. Qu'est-ce que voulait dire ce dessin, ou plutôt est-ce que ça voulait dire quelque chose ? En soit, on ne dessine pas n'importe qui, si ? Je ne dessine jamais, donc ce n'est pas comme si je pouvais le savoir. Dans tous les cas, le dessin était bien trop réussi pour qu'il puisse y avoir le moindre doute, c'était bien moi là-dessus et même s'il essayait, il ne pourrait pas me convaincre du contraire.

- Je ne partirais pas tant que je n'aurais pas eu d'explications. Tu crois que ça m'amuse d'être là ? C'est pas le cas, rassures toi. Mais tu me mettras pas dehors cette fois. Pourquoi est-ce que je suis dans ton carnet, hein ?  

J'étais resté là, devant la porte d'entrée qu'il avait fermée après que je sois rentré. Ses états d'âme, je m'en fichais complètement. Je ne demandais qu'une chose, des explications. Une fois que je les aurais eues -à condition qu'elles soient convaincantes, évidemment-, je partirais très probablement. Ce n'est pas comme si j'avais grand chose à faire là de toute façon, il avait très clair sur le sujet et très franchement, je n'avais pas nécessairement besoin d'être convaincu.

(c) AMIANTE

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